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Quadra Forum RPG médiéval / fantastique
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Miralem Elémentaire
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Joined: 03 May 2009 Posts: 12
Quadra: élémentaire Alignement: Neutre
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Posted: Tue 19 May - 09:59 Post subject: Voleuse malgré elle ! |
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La jeune fille se promenait dans Üredèn. Cela lui avait fait bizarre de se retrouver dans une rue grouillante d’humains et de races en tous genres. La paix et la solitude lui manquaient d’autant plus qu’elle avait attrapé une affreuse migraine à force de côtoyer tous ces gens. De plus, il y avait une foule de merveilles et elle ne savait plus où fixer son regard ce qui accentuait son mal de crâne. Des objets hétéroclites qu’elle n’avait jamais vus de sa vie. La grande arène et surtout, l’arbre élémentaire devant lequel elle avait failli s’arrêter. Heureusement qu’elle s’était souvenue à temps du véritable sens de sa visite , il y a peu de temps, alors qu’elle traînait dans les montagnes, elle avait rencontré son maître qui lui avait parlé d’un étrange manoir où il n’avait pas réussi à pénétrer après la fermeture. Ce petit malin, sachant ce qui se cachait derrière son apparence froide et posée lui avait lancé un défi que bien entendu, elle n’avait pu s’empêché de relever. Elle s’était donc pour la première fois rendu dans la principale ville de Quadra qui jusque là ne l’avait jamais attiré. Le manoir en question différait de tout ceux qu’elle avait « visités » non par son apparence, mais par l’atmosphère qui s’en dégageait. Une profonde sérénité se dégageait de cet endroit englobant tous les êtres vivants qui étaient aux alentours. Les arbres, les fougères et les fleurs qui poussaient à côté formaient une espèce de haie d’honneur qui offrait une ombre confortable durant les jours de grande chaleur et qui protégeait des regards indiscrets lorsqu’on voulait y pénétrer après la fermeture. De plus, elle sentait les effluves de la magie qui environnait ce paysage enchanteur. Ce manoir niché entre les arbres paraissait si irréel qu’il semblait appartenir à un autre âge. Miralem s’arrêta devant une statue qui se tenait à côté du manoir et semblait la fixer de ses grands yeux de marbre inquisiteurs. Malgré la paix de ce lieu enchanteur, la jeune voleuse ne put s’empêcher de frissonner en contemplant la statue qui lui semblait réellement avoir une vie propre. La beauté de cette œuvre d’art dépassait de loin les créations humaines. La pureté de son visage, l’expression de ses grands yeux pourtant entièrement blancs que l’on devinait, la position des bras, les riches habits pourtant si simples et la précision des détails comme les cheveux qu’ont auraient pu croire aussi doux que de la soie et qui semblaient onduler dans la brise nocturne. On aurait dit que l’on avait jeté un sort à cette statue pour qu’elle s’anime si quelque danger menaçait la maison dont elle semblait avoir la garde. Son imbécile de maître n’avait pas voulu lui dire ce qui dans ce manoir l’avait mis en échec et le connaissant comme le connaissait, elle se doutait bien que la surprise ne devait pas être franchement plaisante. Sentant l’énervement la gagner, elle murmura :
Saleté de vieux roublard, vous êtes toujours aussi rusé qu’un renard, j’aurais du me méfier avec vous.
Elle demeura encore un long moment devant le chez d’œuvre attendant la nuit noire plus propice pour cacher son expédition. Enfin, à contrecoeur, elle détourna les yeux de la statue et s’avança à pas lents vers la double porte qui fermait l’accès du manoir. Sans grande conviction, elle essaya d’enflammer les battants mais, sans succès. Cela confirma son hypothèse. Le manoir se régénérait tout seul et cela devait être la même chose si on enflammait les fenêtres. Le seul moyen pour y pénétrer de force serait faire flamber le bâtiment au risque d’y brûler tous les objets de valeur. Worgon devait bien l’avoir compris et comme il n’avait aucune envie de se retrouver à moisir dans les cachots de l’arène, et ne sachant toujours pas se servir de simples instruments humains, il avait dû renoncer à cambrioler le manoir des anges. Miralem avait essayé de se renseigner sur cet étrange manoir, elle avait même participer à une visite guidée dans l’après midi mais, à part pour la disposition des pièces et pour l’histoire, elle n’avait rien appris sur l’atmosphère magique qui entourait l’antique bâtisse ni sur les propriétés spéciales qu’elle pouvait avoir. Par précaution et parce qu’elle pressentait un coup fumant, Miralem avait pour une fois pris ses précautions non sans ronchonner contre sa nature trop impétueuse qui la poussait à relever le défi de son maître au mépris de son instinct qui lui avait pourtant sauvé la vie à de nombreuses reprises. Elle avait donc noué ses longs cheveux argentés en lourd chignon au dessus de sa tête (cette opération fastidieuse lui avait pris une et demi et avait nécessité le renouvellement de son stock d’épingles. Sa chevelure avait d’ailleurs failli raccourcir d’un bon mètre lorsqu’elle avait compris la dose de travail que ses cheveux requéraient pour les nouer. Heureusement, sa coquetterie avait repris le pas sur son énervement.) Elle avait enfoncé sur sa tête le capuchon d’une longue robe noire sous laquelle sa silhouette longiligne et parfaite disparaissait entièrement. Pour plus de sécurité encore, son ravissant visage était partiellement masqué par un loup de velours noir lui aussi. Ainsi parée, elle se sentait complètement ridicule mais, prudence oblige, elle s’était néanmoins rendue vêtue ainsi à son « rendez-vous » nocturne. La magie étant mise en échec, la jeune femme examina attentivement la structure et la forme de la serrure du manoir. Les yeux de la statue tournés vers elle la mettait mal à l’aise, c’était absolument ridicule, elle le savait, mais ne pouvait s’en empêcher. Sans grande conviction également, elle posa doucement sa main gantée sur la poignée de la porte et poussa. Bien entendu, il ne se passa rien mais, on ne savait jamais, un miracle pouvait toujours se produire. Alors qu’elle sortait deux grosses épingles des plis de sa longue robe, Miralem sentit un fourmillement familier parcourir son échine. Ce n’était pas de la peur, loin de là, c’était de l’excitation. Celle de défier le monde entier en transgressant les interdits et les règles de la soi-disant bonne société. En ce moment même elle pensait seulement à la tâche qui l’attendait. Elle avait oublié tout le reste, son malaise, les risques, son accoutrement grotesque... La jeune femme n’était plus que concentration et sensations. Miralem ne savait pas si les instruments utilisés habituellement par les humains marcheraient sur une bâtisse aussi spéciale que celle-là mais, puisqu’on l’ouvrait avec une clef, c'est-à-dire avec un instrument humain, le manoir ne devait pas être protéger contre des épingles. De toute façon, aucun humain ne serait assez fou pour risquer sa peau pour le simple cambriolage d’un manoir enchanté. Le peu de cambrioleurs qu’elle avait rencontré évitait d’ailleurs ces maisons comme la peste. D’un simple geste de la main, la jeune fille chassa les pensées importunes qui l’envahissaient et se focalisa de nouveau sur l’œuvre périlleuse qui l’attendait. Puis elle murmura pour faire taire définitivement son funeste pressentiment :
Oh et puis après tout, qui ne tente rien n’a rien !
Et sur ces paroles pleine de défi, elle s’affaira sur la serrure qui, oh miracle, céda. Les battants pivotèrent sans un seul grincement et elle put entrer dans la vaste demeure. Celle-ci était encore plus impressionnante de l’intérieur que de l’extérieur. Même en pleine nuit, une douce lueur fantomatique éclairait les magnifiques objets qui se trouvaient dans le hall. Malheureusement, la jeune fille n’avait pas le temps de s’attarder pour les examiner aussi longuement qu’elle le voudrait. En effet, toute mesure de prudence ne l’avait pas totalement désertée et elle se doutait que quelque chose allait se produire d’une minute à l’autre. Elle fila comme une flèche jusqu’à l’étage où elle avait repéré le matin même l’objet pas trop encombrant qu’elle voulait emporter en gage de la réussite de son forfait. Miralem n’emporterait qu’une petite chose contrairement à son habitude mais, elle pensait que ça serait vraiment un crime de sortir plus d’objets aussi merveilleux de leur habitat naturel. De ce fait, elle ne voulait qu’une petite dague dont le fourreau brodé de fils d’or et incrusté de pierres précieuses brillait de tout ses feu dans la pénombre de la pièce, comme éclairé par une lumière intérieure. Le manche de la dague était lui aussi de toute beauté et reposait confortablement sur les coussins de sa vitrine. Avec précautions, Miralem incéra la pointe de sa propre dague dans la mince ouverture que constituait la fermeture de la vitrine et tourna d’un coup sec et précis. La serrure céda sous la poussée et sans perdre un instant, Miralem s’empara de la dague en maudissant intérieurement son maître et s’en fut vers la sortie. Au moment où elle atteignait la porte, une voix retentit tel la sonnerie d’un glas dans son dos. Elle était prise...
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Norah Lycan
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Joined: 30 Oct 2008 Posts: 54
Quadra: Sanguinaire Alignement: Neutre
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Posted: Mon 1 Jun - 21:26 Post subject: Voleuse malgré elle ! |
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Norah s'ennuyait. Elle s'ennuyait atrocement. Toute la journée, elle avait vagabonder dans les rues de la ville, sans but précis à part trouver quelque chose. Quoi ? Elle n'en savait rien. Elle voulait s'occuper. Mais elle n'y arriva pas. Telle un revenant, elle avançait doucement sur les pavés, entourée des bâtiments de tous genres, regardant discrètement autour d'elle, ou plutôt ce qu'elle arrivait à voir avec sa capuche. Elle sentit le regard interrogatoire de passants. Elle ne fit pas attention au début, puis finit par se demander ce qui n'allait pas. Habituellement, on ne faisait pas attention à elle, elle était douée pour ça, mais ce jour-là, une chose différait. S'arrêtant dans une rue déserte, elle regarda son reflet dans un carreau d'une fenêtre, et tira la langue avec dégout. Sa cape était couverte de sang séché et de boue. Ah, la chasse en forêt... Elle aurait du poser sa cape avant de commencer. Norah poussa un soupir. Elle regarda le ciel, éclatant de lumière. Il faisait trop beau, il y avait trop de gens, elle n'avait pas envie d'enlever sa cape. Elle recommença sa marche, prenant les petites rues. Il ne devait rester que deux ou trois heures avant le couché du soleil, ça allait.
La lycan était assise le long d'un mur, dans l'ombre noire de fin de journée. A la fin du mur, il y avait la rue principale, grouillante d'activités, comme toujours, baignée par le soleil couchant. Les pavés, dans toute leur beauté, éclataient d'une pâle lumière blanche. Les passants, aux ombres allongées à l'infini, marchaient d'un pas rapide, pressés de rentrer chez eux, ou d'arriver à l'auberge, et, au contraire, certains traînaient, pour les mêmes raisons, refusant inconsciemment leur monotonie. Norah ne faisait pas attention à tous ces détails. Elle somnolait, la tête posée entre les bras, les jambes repliées contre le buste, invisible, noir sur noir. Une personne emprunta la ruelle, d'un pas rapide, régulier. On entendait son souffle rauque, pourtant il refusait de ralentir, de ne pas forcer. Il n'aperçut pas Norah, elle l'entendit. Elle ne bougea pas d'un pouce. Elle écouta le son sec des pas sur le sol, ce même son qui, à mesure que le temps avançait, se faisait plus discret, jusqu'à être inaudible, rien qu'un souvenir parmi d'autres. Sur cette dernière note, Norah se leva doucement, se sentant vieille et fatiguée. Elle retournera dans sa merveilleuse forêt, qui un jour dominera tout. La lycan retira lentement sa cape, la défroissa, retira la boue séchée. Bien que plus présentable, elle ne l'était toujours pas. Un soupir las fendit l'air. Elle regarda autour d'elle, puis vers le haut. Avec un sourire sans joie, elle plia les jambes et fit un bond en l'air. Elle s'agrippa au rebord d'une fenêtre carrée et étroite. Norah se dit que la lumière ne devait pas passer suffisamment pour éclairer toute la pièce, quelque qu'elle soit. Elle se souleva par la force de ses bras et regarda l'intérieur. Elle eut un immense sourire satisfait. Tout ce qu'elle demandait, elle l'avait. La fenêtre, entrouverte, montrait une pièce exiguë, qui... Ah non. La pièce n'était pas petite, juste séparée en deux par un gros meuble apparemment. Elle ne voyait que mal ce qui se trouvait après ce meuble. En tout cas, dans ce qu'elle voyait, il y avait quelques meubles, étagères, et, surtout, une bassine remplie d'eau encore fumante. La lycan patienta, peut-être vingt secondes, et poussa la vitre pour ouvrir entièrement la fenêtre. D'un mouvement souple et fluide, elle se glissa dans le carré... Et se retrouva coincée au niveau des hanches. La fenêtre était plus petite qu'elle le pensait. La lycan poussa un grognement étouffé, et se tortilla pour entrer. Elle finit par réussir, et remercie son agilité pour ne pas s'écraser sur le sol. Elle entendit un cri. Mauvais signe, elle regarda autour d'elle et se cacha derrière un tas de... sacs par terre. C'était curieux. Elle glissa un coup d'œil par dessus, et ne vit rien. Il n'y avait qu'un bruit de fond. Elle avait pensé que ça venait des voisins, mais il fallait croire que non. Elle sortit de sa cachette, et à pas de loup (quelle métaphore !), courra jusqu'au meuble imposant qui séparait la pièce. Elle pencha la tête sur le côté et observa. Un homme et une femme, tous deux à l'apparence humaine, se chamaillaient. Norah réprima un rire nerveux, et retourna sur ses pas, dans cette partie semi éclairée. Elle s'arrêta devant la baignoire, et plongea sa cape dedans. Elle frotta le tissu, secouant la tête devant sa situation. L'eau devient vite noire. Norah ressortit le vêtement, évitant les gouttes qui retomberaient bruyamment, et retourna à la fenêtre. Une longue traine d'eau la suivit sur le sol. Elle repassa par la fenêtre, les jambes en premier, s'accrocha au rebord, puis se laissa tomber souplement. Elle essora sa cape, et la garda à la main.
Allant sur la rue principale, Norah passa devant l'arbre élémentaire, sans le voir pour une fois. Elle regardait le ciel, en fredonnant. L'astre couchait ofrrait une palette extraordinaire, où un orange éclatant finissait par mourir bleu pâle. Et quelques nuages par ci, par là, pour agrémenter le tout de blanc nacré, avec des reflets roses clair. Un détail arracha le regard de la lycan à sa contemplation. Plus qu'un détail. Un portail. Un portail dont elle n'avait jamais eu connaissance avant. C'était un portail richement décoré, tout en restant sobre. Il ne pouvait qu'appartenir à une maison éblouissante. Les yeux de Norah parcoururent l'allée de pierre, et montèrent l'escalier d'entrée. Norah eut le souffle coupé. C'était grandiose ; érigé dans un style qu'elle n'était pas sûre de connaître, la maison, non manoir peut-être, éclatait de pureté, les murs étaient blancs, contrastant avec le toit noir luisant, une aura de vieillesse l'entourait, mais pourtant, elle n'apparaissait pas. C'était vieux, très vieux, mais bien entretenu. Norah attendit que la rue soit déserte un court instant pour grimper la grille. Elle s'avança vers l'entrée sombre, mais s'arrêta à la vue d'un arbre un peu plus loin. Elle y grimpa, et étendit sa cape qui avait déjà commencé à sécher -merci au vent. De son observatoire improvisé, elle regarda ce qui se passait. Elle n'avait pas vu avant, mais elle n'était pas seule dans le jardin. Une ombre, immobile, était près d'une statut imposante. C'était par harsard que Norah l'avait aperçue. Sans doute n'aurait-elle pas fait attention au sol. En tout cas, elle, elle n'avait pas du être reperée. La silhouette, au vu d'une forme vague de robe, devait être une femme. Cette dernière s'avança vers l'entrée, et, à la surprise de Norah, embrasa les battants de la porte, sans succès. C'était donc un lieu "magique". Norah devrait se renseigner sur la ville en jour... La silhouette, ambitieuse, s'accroupit devant la porte et resta ainsi quelques minutes. Norah ne distinguait pas ce qu'elle faisait. Elle devait la forcer. Norah rit intérieurement lorsque la porte s'ouvrit. La femme entra. Norah reprit sa veste, quasiment sèche, et descendit. Elle entra à son tour dans le manoir. Qu'importe les conséquences.
L'intérieur était à couper le souffle, même dans l'obscurité. Norah ne s'attarda pas néanmoins. Elle essaya de repérer dans le silence la silhouette, et décela des bruits à l'étage. La lycan monta les marches, et s'arrêta au seuil d'une porte ouverte. Ladite porte s'ouvrait sur une pièce assez vaste, avec des vitrines remplies, et l'inconnue était devant, un objet brillant à la main. Norah recula, se plaçant dans l'ombre. La femme s'apprêtait à sortir à présent.
-Eh, vous ! cria Norah.
La femme s'immobilisa. Elle était à contre-jour (ou plutôt contre-nuit) mais Norah devina facilement une expression de surprise, mêlée à une peur. Se rappelant qu'elle n'avait pas à faire à une humaine, elle reprit.
-On s'ennuyait ? Elle rit. Vous êtes assez douée pour entrer dans les bâtiments. Je préfère passer derrière les gens comme vous, pour visiter. Mais il ne faudrait peut-être pas rester ici maintenant, vous ne croyiez pas ?
Pour suivre ses dires, Norah s'avança, sortant de l'obscurité, et se dirigea vers l'escalier. Elle descendit rapidement, sans bruit, et se retrouva vite à l'air frais. Elle se retourna pour voir si elle avait été imitée. |
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Miralem Elémentaire
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Joined: 03 May 2009 Posts: 12
Quadra: élémentaire Alignement: Neutre
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Posted: Fri 5 Jun - 11:30 Post subject: Voleuse malgré elle ! |
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Miralem ne ressentait aucune peur, plutôt de la surprise et de la contrariété à l’idée d’avoir été prise sur le fait. En effet, grâce à ses expéditions nocturnes, elle avait appris à aiguiser ses sens et son instinct donc, deux choses étaient certaines : premièrement, la femme qui se tenait derrière elle n’était pas humaine et deuxièmement, son mauvais pressentiment et l’impression qu’on la surveillait ne l’avaient pas trompé. Elle esquissa un mince sourire en repensant aux idées improbables et saugrenues qui l’avaient assailli un peu plus tôt.
Sauf que ce n’était absolument pas la statue qui était dehors qui me surveillait.
La fatigue et sa migraine avaient fait s’envolé la raison et le pragmatisme habituel qui la caractérisait, la rendant ainsi, impressionnable à l’atmosphère de cet endroit. Cette femme était carrément inconsciente, elle venait de crier alors que le maître mot de Miralem lorsqu’elle faisait une expédition était le silence ou du moins la discrétion. Néanmoins, la silhouette qu’elle devinait dans l’ombre était certes, très mince mais très intéressante et ne manquait pas de charme. Miralem à qui il arrivait assez rarement de se retourner sur une femme en fut très intriguée et se promis d’examiner son interlocutrice plus en détail à la lueur du clair de lune. Justement, l’inconnue qui visiblement se moquait comme de sa première chemise du fait qu’elle venait de visiter un manoir magique en pleine nuit et de surcroît, en entrant à la suite d’une cambrioleuse, venait de lui proposer de venir avec elle à l’air frais. Miralem aurait très bien pu s’enfuir mais, les réactions de son interlocutrice la déconcertaient et la jeune femme détestait être déroutée. Elle suivit donc sa vis-à-vis à l’air libre sans éprouver la moindre crainte, referma soigneusement la superbe porte sculptée à doubles battants avant de se tourner vers la jeune fille qui lui faisait face. Comme elle était toujours un peu énervée contre elle, Miralem la prit un peu rudement par le bras et l’entraîna hors du champ de vision de la troublante statue. Elles s’enfoncèrent un peu dans les fourrées et Miralem vérifia rapidement qu’elle pouvait s’enfuir à tout moment, bien qu’elle doutât fortement de la valeur de cette inconnue qui ne dégageait aucune combativité, et qu’elles étaient invisibles aux yeux du reste du monde. Cependant, elle savait par expérience qu’il ne fallait jamais se laisser surprendre par une apparence simple car, les meilleurs adversaires se cachaient parfois sous une forme tout ce qu’il y avait de plus simple. De plus, malgré les efforts de la fille pour le cacher ou tout du moins l’atténuer, il émanait de sa longue cape sombre, une désagréable odeur de sang ce qui prouvait que cette jeune femme n’était pas aussi innocente qu’elle en avait l’air. Par ailleurs, l’apparente banalité de l’intruse avait très vite cédé sous le regard scrutateur de Miralem qui, habituée à examiner les œuvre d’art avait vite discerné chez elle une grâce pleine de retenue, une assurance et une force peu commune dans tous se mouvements qui la distinguait très nettement des mouvements pour la plupart désordonnés des simples humains. Cependant, c’était l’impression de solitude, de nostalgie ainsi que de mélancolie qui se dégageait de l’importune qui émouvait profondément Miralem. A ces pensées malvenues, qui l’exaspérèrent encore plus qu’elle ne l’était déjà, la jeune élémentaire se tança intérieurement :
Allons reprend toi ma pauvre fille, c’est la fatigue ainsi que la contrariété qui excitent ainsi ton imagination !
Ces priorités accomplies, elle se tourna enfin vers la perturbatrice, fixa sur elle un regard dur et persifla :
Décidément jeune demoiselle, la discrétion, sauf pour épier les gens lorsqu'ils ne vous ont rien demandé, n’est point votre fort. Je suis, comme vous l’avez deviné, une cambrioleuse et comme beaucoup de gens qui exercent mon art, j’aime l’ordre, la discipline et la discrétion.
Elle respira un bon coup, essaya de se calmer en observant le paysage enchanteur qui l’entourait mais, la fatigue, la frustration son mal de tête ainsi que les grands yeux mélancoliques de la femme qui se trouvait en face d’elle et qui la touchaient malgré elle eurent raison de sa résistance nerveuse et elle eut beau examiner la jeune femme qui lui faisait face sous toute les coutures, elle n’arriva pas à se calmer suffisamment pour empêcher sa langue acérée d’agir à sa guise. Pourtant, cette fille était pleine de contrastes. De courts cheveux noirs ébouriffés encadraient un visage aux traits fins, presque fragiles. Cependant, même si elle avait l’ai d’une adolescente dégingandée et inoffensive, le pli amer qui retroussait légèrement ses lèvres ainsi que ses yeux couleur brume et plein de mélancolie amoindrissaient considérablement cette apparence juvénile. De même, son corps qui au premier abord pouvait paraître aussi délicat que celui d’une poupée révélait à un regard averti une musculature fine mais puissante. La dureté et la fragilité de mêlaient donc allègrement chez cet être étrange.
Au fait qu’êtes vous comme race ? Vu la facilité avec laquelle vous m’avez repéré et le silence avec lequel vous êtes arrivez dans la même pièce que moi, j’en déduis que vous n’êtes pas du tout humaine. En plus, votre cape pue le sang à plein nez et vous avez trop de grâce pour faire partie de la race humaine. En revanche, votre insouciance vaut bien la leur. Vous êtes entrée à la suite d’une voleuse car, je sais que vous m’avez vu entrer, et ce sans vous soucier le moins du monde du fait que je pourrais toujours prétendre que vous êtes ma complice si on nous repérait.
Elle marqua une pause dans sa tirade en espérant que cela l’aiderait à reprendre ses esprits et pour reprendre son souffle. Elle n’avait pas l’habitude de parler autant mais, comme Miralem se sentait toujours aussi énervée, elle n’insista pas et continua à déverser sa bile sur la femme impassible qui lui faisait face.
Bon sang de bois, mais qu’est ce qui vous a pris de hurler comme ça en pleine nuit. Réfléchissez un peu, je me suis introduite en catimini dans un lieu enchanteur qui fait la fierté de tous les gens de cette ville pour y dérober quelque chose ! A votre avis, croyez vous vraiment que ces satanés humains nous demanderont gentiment ce qu’on fait là et écouteront l’excuse fumeuse qu’on leur servira ? Franchement, si vous pensez vraiment ça, c’est que vous êtes terriblement naïve ma pauvre fille. Mais, qui sait, peut être que vos yeux qui ont l’air plus vieux que votre corps me mentent et ...
Miralem fixa intensément l’étrangère qui n’avait pas cillé pendant sa diatribe. Malgré elle, la jeune fille devait admettre que l’autre avait du cran. Elle était impressionnée car, par expérience elle savait que même lorsqu’elle n’élevait pas la voix comme maintenant, ses rares colères restaient néanmoins très impressionnantes et peu de personnes avaient arboré une mine aussi impavide après avoir subi le courroux de celle qu’ils appelaient familièrement « la petite poupée de feu ». Ce surnom irritait d’ailleurs Miralem au plus haut point. La jeune élémentaire s’apaisa en contemplant la placide jeune femme en face d’elle. Aussi étrange que cela puisse paraître, le calme de cette juvénile personne agissait comme un baume sur ses nerfs en pelote et les détendait. L’étau qui s’était emparé de son crâne céda lui aussi peu à peu à la quiétude de l’endroit. Lorsqu’elle se sentit enfin complètement apaisée, Miralem dédia à la jeune femme son plus ravissant sourire et s’écria :
Vous alors, vous avez un sacré cran ! Je suis impressionnée mais, ou bien vous êtes complètement folle, ou bien vous ne craignez pas la mesquinerie des humains qui pourrait vous amener à passer le restant de vos jours dans un cachot sombre et humide. Je pense pourtant que n’étant pas humaine, vous avez déjà pu voir de quoi ces lâches sont capables quand ils sont en colère. Je sais qu’ils ne sont pas tous comme ça mais, tout de même, certains mériteraient d’être étripés. Au fait, je suis désolée d’avoir passé mes nerfs sur vous, ce n’était vraiment pas chic de ma part d’autant plus que d’habitude je suis plutôt calme mais, la fatigue, l’obligation d’arracher un objet aussi ravissant à son lieu d’origine combiné à l’air de cet ville qui décidément ne me réussit pas m’a fait attraper un mal de crâne très douloureux et vous savez ce qui s’en est suivi. Au fait, je ne me suis pas présentée, je m’appelle Miralem et vous ?
Miralem se tut enfin et attendit impatiemment la réponse de son interlocutrice qui n’avait toujours pas bronché en priant le ciel qu’elle ne soit pas trop rancunière ou susceptible...
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Norah Lycan
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Joined: 30 Oct 2008 Posts: 54
Quadra: Sanguinaire Alignement: Neutre
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Posted: Wed 15 Jul - 21:46 Post subject: Voleuse malgré elle ! |
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Norah écouta passivement. La jeune fille en face d'elle parlait, parlait, parlait. Si ça arrivait à la lycane de parler un peu de trop pour laisser la parole à l'interlocuteur -déjà fallait-il qu'elle ait envie de parler- là, elle était en admiration devant cette bouche qui n'arrêtait plus. Ah si, elle venait d'arrêter. Et reprenait. Norah ne réagit pas, sauf un ou deux battements de cils par ci. Certes, ce que cette fille disait était sensé, mais les choses sensées n'étaient pas dans les priorités de Norah. Pendant que l'inconnue s'emportait de plus belle, Norah en profita pour la regarder un peu mieux. Elle faisait la même taille que la lycane environ, et était vraiment jolie. Mais c'était une beauté qui semblait vouloir s'exprimer de trop. Norah jugea la tenue de la femme. On ne pouvait pas dire que c'étaient des haillons. Le genre de tenue remarquable. Norah était toujours plongée dans ses pensées, lorsqu'elle s'aperçut d'un silence. Surprise, elle leva les yeux et vis ses lèvres immobiles... Elle s'était calmée donc. Miralem. Miralem s'était calmée. Alors Norah lui offrit un grand sourire et commença à pouffer de rire, avant de se mettre la main devant la bouche et se mordre la lèvre pour se calmer. Ça ne lui ressemblait pas. Elle n'était pas soûle pourtant. C'était Miralem qui lui était d'une étrangeté parfaite. Elle se racla la gorge pour essayer de se rattraper et retrouva son sérieux.
-Premièrement, vous vous voulez discrète et me reprochez mon indiscrétion, et vous dites ça en criant à quelques dizaines de mètres de cette maison...
Elle retrouva son sourire.
-Surtout que, pour une fille discrète, crier qu'elle est une voleuse... Je ne dirais pas que c'est vraiment discret. Et non, je ne crains pas les humains, puisqu'il faut croire que je suis folle comme vous le supposer. Mais je ne vois pas ce qu'ils pourraient vraiment faire contre nous, surtout que si vous parlez d'eux ainsi, vous n'êtes pas plus humaine que moi, comme vous l'avez dis. Et si vous faites ce métier, c'est que vous savez que le danger reste présent, comme les imprévus. Je fais partie des imprévus.
Miralem semblait prête à prendre la parole, mais puisqu'elle l'avait déjà monopolisé de longues, longues minutes, Norah voulait lui renvoyer la balle, et faire de même.
-Je n'ai pas fini... ! Deuxièmement, vous dites aussi aimer la discipline. Mais, apparemment, vous n'avez pas réussi à vous contrôler puisque vous vous excusez après votre moral. Et puis, vous ne pouvez pas me reprocher d'être entrer dans ce manoir à votre suite, vous m'avez ouvert la porte si gentiment, alors que vous non plus n'êtes pas sensée être présente. Moi aussi j'aime visiter les endroits attirants ; même si, contrairement à vous, je ne garde pas des souvenirs. Chacun ses loisirs. Vous avez ce que vous vouliez j'espère ?
Norah chercha des yeux quelque chose qui venait peut-être de sortir de la demeure, mais ne savant pas vraiment quoi chercher...
-Enfin, si je ne suis pas irréprochable, vous ne l'êtes pas non plus à mes yeux. Si vous tenez à le savoir, je me nomme Norah. Et je ne trouve pas que ma cape sente si fort que ça... Enfin, si, un peu tout de même. Mais les humains ne doivent pas le sentir.
Norah se passa la main dans les cheveux en souriant amicalement. Sans que ça la dérangeât vraiment, elle préférait que cette Miralem ait au moins eu ce qu'elle désirait. Puis, se rappelant des paroles qu'elle n'avait écouté qu'à moitié, elle reprit la parole, sans doute au grand dam de la femme.
-Pourquoi avez-vous dis aussi que vous étiez dans... L'obligation de prendre un objet ?
Norah devenait sûrement indiscrète là. De plus, si elle posait des questions sur sa vie personnelle, et même impersonnelle si on puis dire, cela voulait justement dire que Miralem pouvait également lui poser des questions. Et Norah restait propre à elle-même, elle n'aimait pas les questions. Mais c'était trop tard. |
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Miralem Elémentaire
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Joined: 03 May 2009 Posts: 12
Quadra: élémentaire Alignement: Neutre
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Posted: Wed 29 Jul - 02:11 Post subject: voleuse malgré elle ! |
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Miralem observait anxieusement la femme qui lui faisait face. Celle-ci n’avait d’ailleurs toujours pas bronché et arborait un air vide, un peu lointain, à tel point que Miralem se demanda si la jeune femme avait écouté ne serait-ce qu’un mot de la longue morale qu’elle venait de lui faire. Avec ce regard fixe et cette immobilité, son interlocutrice lui faisait penser à la troublante statue qui avait tant excité son imagination. Au moment où elle s’apprêtait à la secouer doucement pour vérifier que sa vis-à-vis n’était pas morte, celle-ci lui dédia brusquement un lumineux sourire qui la fit littéralement rayonner de l’intérieur puis, à la grande surprise de Miralem (et peut être même aussi de l’inconnue, vu le fugitif éclair d’étonnement qui avait traversé son regard), elle éclata de rire. Pourtant, au lieu de laisser ce son si merveilleusement cristallin enfler et se répandre, elle se mis la main devant la bouche comme si elle voulait le faire rentrer en elle et essaya de se calmer. Devant ces efforts désespérés et plutôt comiques pour reprendre le contrôle d’elle-même, Miralem songea brièvement :
Je sens que je vais vraiment adorer cette étrange petite personne...
Mais, quand la personne en question commença par remarquer puis, lister les erreurs qu’elle avait commises durant son cambriolage, les bonnes pensées de Miralem s’envolèrent en fumée et son tempérament volcanique pris le dessus. Seul son maître avait osé critiquer ses faits et gestes et ce seulement parce qu’au départ, il était capable de réchapper à la colère de la petite fille lorsque furieuse, elle se jetait sur lui. Les autres personnes qui avaient commis l’erreur de arroger ce droit, avaient été victime de sévères brûlures. Miralem se calma mentalement avec l’aide du sourire que la jeune fille lui adressa et se prépara intérieurement pour entendre la suite sans sauter à la gorge de celle contre qui elle s’était emportée il y avait quelques minutes à peine. La jeune inconsciente continua donc son monologue apparemment peu préoccupée par les envies de meurtres qui torturaient son auditrice. En effet, Miralem avait du mal à tolérer les critiques. A cause de ses parents qui lui avaient répété depuis sa plus tendre enfance, qu’elle n’était qu’une bonne à rien, qu’elle ne servait à rien, qu’elle ne valait pas le peine d’être aimée et l’échec qu’avait constitué le sauvetage de sa sœur adoptive, l’assurance de Miralem était donc déjà sérieusement entamée lorsqu’elle avait quitté son village natal et depuis qu’elle l’avait partiellement retrouvée, la jeune fille ne supportait plus la moindre critiques à son égard. Cela lui rappelait de trop mauvais souvenirs. Elle avait l’impression d’être redevenue la petite larve qui essayait désespérément de se faire aimer et qui n’avait pas le courage de tenir tête à ceux qui la persécutaient. Ainsi, elle s’était laissée durant toute son enfance, maltraiter par tous. Elle s’apprêtait donc à demander aussi poliment que possible à la jeune fille, qui avait l’air de se soucier comme d’une guigne que Miralem pouvaient lui adresser (elle l’avait traité de folle et la jeune fille n’avait presque pas réagit), de se taire, lorsque celle-ci la réduisit au silence d’une simple petite phrase. La jeune élémentaire qui détestait couper la parole à qui que ce soit, serra les dents et se prépara à endiguer le flot d’amertume qui la submergeait tout en essayant d’oublier pour une fois tous ses souvenirs. Heureusement pour l’inconnue, ses critiques étaient plutôt gentilles et n’avaient pas pour but de toucher un point sensible. De plus, elles étaient prononcées sur un tel ton que le comique de la situation n’en était que plus flagrant et la jeune femme le faisait si bien ressortir que Miralem finit par ébaucher un sourire d’autodérision.
Tiens, elle semble chercher ce que je viens de dérober...
En effet les grands yeux de la jeune fille, semblaient fouiller l’obscurité dans l’espoir de repérer l’objet du délit que Miralem avait pris soin de dissimuler dans l’une de ses nombreuses poches. L’élémentaire écoutait attentivement les paroles de son interlocutrice. Elle apprit ainsi qu’elle se nommait Norah. Celle-ci essaya de minimiser l’odeur de sa cape, ce qui fit sourire Miralem, mais finit par admettre qu’elle sentait plutôt fort même si les humains eux ne devaient pas le sentir. Norah avait un air si méprisant en disant cela que le sourire de Miralem s’élargit et la jeune fille eut toute les peines du monde à retenir un éclat de rire. Norah lui demanda pourquoi elle avait été obligé de voler un objet mais, curieusement, elle parut aussitôt gênée d’avoir posé cette question. Au contraire, Miralem très à l’aise continua de sourire et répondit doucement :
C’est une longue histoire. Mais, je vais vous la résumer. En bref, mon maître sait que je suis incapable de résister à un défi. Il sait aussi que je déteste cambrioler des lieux qui à eux seuls sont déjà des œuvres d’art et que je hais encore plus prendre des objets qui autre part que dans leur milieu naturel, ne seraient pas mis autant en valeur et perdraient de leur beauté. Il a toujours méprisé les moyens humains qui permettent de cambrioler une maison mais, jusqu’à présent il avait toujours trouvé une faille dans le sort qui entourait la bâtisse mais, ce coup là, l n’a visiblement pas réussi et a voulu que je lui rapporte une preuve de mon habileté car alors il se déciderait enfin à me considérer comme son égale en tout. Mais, malgré la magnificence de ces lieux enchanteurs, je ressens une menace latente comme si cet endroit était doté d’une vie propre. L’atmosphère de ce jardin ne me dit rien qui vaille, elle est menaçante et oppressante. Au fait, ça vous arrive souvent de visiter des musées à la suite de voleurs ou brigands dans mon genre ?
Norah n’eut pas le temps de répondre, un craquement, suivi par de nombreux glissements se fit entendre, troublant ainsi la paisible quiétude de cette jolie nuit. On aurait dit que des milliers de serpents avançaient vers nous sans chercher à dissimuler le bruits qu’ils faisaient, comme si... oui comme s’ils étaient sûrs de leur victoire. Miralem ne voulait pas interrompre cet entretien donc elle ne trahit rien de sa légère inquiétude, ni de sa plus conséquente surprise. Elle ne laissa échappé qu’un simple tressaillement.
Norah, ravie de vous rencontrer mais, on dirait que les ennuis que je pressentais arrivent. J’espère que nous allons bien nous entendre et que nos prochaines rencontres se feront dans des circonstances, plus banales, plus favorables.
Après, ce dernier monologue, l’élémentaire détourna son regard de la frêle silhouette et tous les sens aux aguets, elle se concentra intensément sur tout ce qui les entourait et surtout sur ce qui s’approchait d’elles avec un lenteur extrême...
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Norah Lycan
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Joined: 30 Oct 2008 Posts: 54
Quadra: Sanguinaire Alignement: Neutre
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Posted: Sun 16 Aug - 14:13 Post subject: Voleuse malgré elle ! |
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La voleuse sourit, l'air calme et sûre d'elle, et expliqua "brièvement", d'après ses dires, ce qui l'avait amené à entrer dans ce lieu et à en dérober une chose. Mais ce n'était en rien bref, bien que cela, cette fois-ci, ne dérangea pas tant que ça Norah. Elle en apprit beaucoup, bien qu'il y eut beaucoup de choses futiles dans ses propos. Enfin, pour une voleuse, elle n'était décidément pas discrète. Dévoiler ainsi ses intentions, ses points faibles, son passé... A une parfaite étrangère, étant donné qu'elles ne se connaissaient que depuis cet entretien. Comment pouvait-elle faire confiance à une personne dont elle n'était pas garantie de ne pas recevoir un coup bas ensuite. Cela dépassait vraiment la compréhension de Norah. Elle ne pensait pas avoir fait une quelconque chose pour gagner de la sympathie. Et ce n'est pas avec une cape sentant le sang qu'on prouve une gentillesse délicate qui ne demande que de la confiance. Elle aurait juste pu dire qu'un défi l'avait amené à dérober un objet dans ce prestigieux et imposant endroit, puisque le lanceur de défis n'avait pas réussi. Cela expliquait tout, sans trop en dire. Les sous-entendus compris, il n'y avait rien à ajouter. A quoi bon dire qu'elle ne pouvait refuser un défi ? Que, elle, une voleuse, détestait cambrioler certains lieux ? Qu'elle en était au stade de prouver qu'elle était dorénavant bel et bien au même rang qu'un certain maître ? Et pourtant, même avec cette tirade, Norah ne savait pas exactement ce que Miralem avait en sa possession à présent, si elle l'avait vraiment...
Miralem évoqua l'étrangeté du manoir. Elle n'avait pas tort. Ça n'avait rien d'humain, donc ça n'était pas complètement inerte, mort... Mais l'obscurité de la nuit devait en rajouter. Puis l'appréhension d'être prise sur le fait devait déranger la voleuse aussi. Norah allait plaisanter dessus lorsque soudain, un bruit parvint à elles. La lycane referma la bouche. Etait-ce rien ou bien des êtres ? Le véritable silence ne revint pas. C'était des personnes. Elles approchaient, et si elles étaient si peu discrètes, c'était soit des humains, soit d'autres êtres d'une race, êtres assez prétentieux pour penser ne rien avoir à craindre, même sans un effet de surprise. Norah sourit. Miralem continua de parler, mais elle avait bien remarquer elle aussi que les deux femmes n'étaient plus seules. Nos prochaines rencontres... Elle était sûre d'elle, toujours.
Légèrement, Norah se positionna un peu de travers par rapport à Miralem. Les bruits venaient de derrière elle, elle ne voulait pas offrir si facilement son dos. Elle remit son manteau, sa capuche. Ce n'était plus qu'une vague forme noire. Sa paume se referma sur la sabre, prête à dégainer. Le bruit s'intensifia.
-Peut-être allons-nous nous divertir.
Une première personne sortit de buissons. Norah se retourna, et évita un objet luisant lancé vers sa gorge. Miralem ne souffla rien, donc elle ne se l'était pas pris. Norah ne devait pas trop s'occuper d'elle. Vu le feu qui était apparu contre le porte lorsqu'elle l'avait vu tenter d'entrer dans le manoir... Elle n'avait sans doute pas grand chose à craindre pour l'instant. Surtout contre des humains. Car oui, l'homme qui venait de sortir était visiblement un humain, et celui qui apparu non loin l'était aussi. Dans un expression neutre caché seulement pas la capuche, Norah s'élança contre le premier humain, qui reçu une belle entaille peu profonde mais très large, sur tout le torse, commençant de la hanche et disparaissant vers l'épaule opposée. Le sang imprégna vite les tissus, les colorant d'un rouge profonde, chaud. L'odeur fit frémir Norah. Qu'elle le veuille ou non, elle aimait ça. Sans laisser le temps s'écouler pour la victime, la lycane lui donna un coup, violent mais fluide, en plein torse, le projetant vers l'arrière. Le deuxième humain le regarda s'envoler, stupéfait, puis la haine s'inscrivit sur son visage. Il émit un grognement peu rassurant. D'autres humains venaient. Finalement il n'y en avait pas qu'en face d'elle, il en sortait un peu partout, pour les entourer certainement. Norah n'y fit pas plus attention. Un sifflement perça l'air. Une flèche passa devant elle. Il fallait abattre le lanceur. Elle fit un pas vers l'endroit dont venait la flèche, mais le deuxième homme, enragé, poussa un hurlement à présent, ramenant au dessus de sa tête une épée à deux mains, imposante, lourde, peu maniable, prête à s'écraser contre Norah. Elle fit un pas sur le côté, rapidement, trop rapidement ; l'homme abattit la lame sur le sol, ne s'attendant visiblement pas à toucher le vide, pensant sans doute que sa proie n'aurait pas fait attention à une brute hurlant. Norah en profita pour passer derrière lui, et, lui enfonça la lame près des vertèbres. L'homme eut des secousses, et se serait écroulé si Norah le soutenait pas par le biais de sa lame. Elle s'apprêta à le retirer, une flèche se planta dans la chair du mort, un homme voulut tirer profit de cette faiblesse pour attaquer. Il s'élançait. Norah, tenant le sabre, sortit une de ses dagues et la lança sur l'homme, trop près pour l'éviter. Elle colla la main contre le dos du mort, et retira enfin son sabre, prenant le risque d'avoir des ouvertures. Mais les humains présents n'avaient pas un assez bon niveau pour en profiter (bien que pour d'autres humains ils devaient être impressionnant déjà). Norah regarda rapidement autour d'elle ; il y avait beaucoup d'humains. Mais elle avait connu pire. Elle ne s'en était pas toujours sortie vraiment indemne aussi... Norah s'apprêta à sauter à la gorge des autres humains lorsque Miralem la fit se retourner vers elle.
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Miralem Elémentaire
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Joined: 03 May 2009 Posts: 12
Quadra: élémentaire Alignement: Neutre
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Posted: Mon 17 Aug - 19:25 Post subject: voleuse malgré elle ! |
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Miralem était perplexe et ce pour plusieurs raisons. D’une, part, à cause d’elle-même : cela lui ressemblait peu de parler autant à une parfaite étrangère mais, c’était plus fort qu’elle, son instinct lui disait qu’elle pouvait avoir confiance en Norah et de toute façon, elle n’aurait pas pu faire autrement car, l’essence même de sa compagne la fascinait. Elle qui se targuait de bien connaître la nature des gens humains ou pas, elle pour qui observer les expressions, le comportement et le langage des gens afin de disséquer leur personnalité, de les imiter ou bien tout simplement de les comprendre, était devenu une seconde nature, et bien, avec Norah, elle n’y arrivait pas. Celle-ci semblait, receler tellement de secrets et de mystères dans ses beaux yeux, taire tellement de choses dans le peu de paroles qu’elle prononcait et elle savait si bien dissimuler ses émotions sous le masque finement ciselé de son visage que Miralem n’arrivait pas à la saisir et l’étiqueter comme elle l’avait fait jusque là avec toute ses connaissance y compris elle-même. Pour elle, la jeune fille représentait une énigme et plus que tout un défi à relever. Elle n’avait jamais pu résister ni à l’un, ni à l’autre et donc, la combinaison des deux n’en était que plus attirante. L’élémentaire se réjouissait d’avance de faire un bout de chemin avec Norah jusqu’à ce que son attention soit attirée par autre chose. En plus, à en juger par l’odeur de sa cape, sa vie ne devait pas être de tout repos. Au contraire, elle semblait avoir le chic pour se fourrer volontairement ou pas dans les situations les plus périlleuses. Miralem fut d’ailleurs confortée dans sa déduction au vu de la masse grouillante d’humains qui s’approchaient d’elles dans un tintamarre inimaginable, brisant sans pitié la quiétude de la nuit, sous leur pas lourds et leurs voix grasses, et dérangeant un entretien qui s’annonçait passionnant. "Masse grouillante", elle exagérait, ils étaient peut être une dizaine mais, sûrement que la cavalerie n'allait pas tarder. Miralem fut soudain prise d’une rage froide contre cette race qui n’avait vraiment aucun sens de l’a propos ou même de la beauté. Elle fut tentée de tous les réduire en miettes avant même de les voir mais, voyant Norah se décaler légèrement pour ne pas offrir son dos, rabattre sa capuche sur son visage se rendant ainsi presque invisible dans la nuit, poser sa main sur la poignée de son sabre et prononcer d’un ton étrangement exalté : « peut être allons nous nous divertir… », elle n’eut pas le cœur de la priver de cette bataille et eut l’idée de tester les réflexes de guerrière de celle-ci pour vérifier qu’elle ne serait pas un boulet qu’il faudrait constamment surveiller en cas de mauvaise rencontre. Elle en doutait fortement, mais, l’expérience lui avait appris qu’on n’était jamais trop prudent et elle n’avait aucune envie de revoir se jouer devant elle un remake du drame qu’elle avait vécu avec sa sœur adoptive. La jeune femme se contenta donc de braquer ses yeux sur Norah et d’épier avec attention chacun de ses gestes. Lorsque le premier homme sortit des fourrés, elle était parfaitement calme et elle ne le perçut qu’au sifflement de sa dague que Norah évita facilement. Quant à elle, elle se contenta de faire fondre le métal qui arrivait sur elle. Ce fut moins difficile que les autres nuits car, elle se trouvait à côté d’une ville entière et la chaleur des cheminées des maisons se concentrait en elle en vagues qui ne demandaient qu’à sortir. C’était la première fois qu’elle se trouvait dans une aussi grande ville et la chaleur des maisons environnantes était bien plus forte que lorsqu’elle se trouvait dans les petites villes qu’elle visitait.
Tant mieux, je puiserais dedans, ainsi je m’épuiserais beaucoup moins vite. Le bond prodigieux que fit Norah pour atteindre ses adversaires impressionna fortement Miralem mais elle n’en montra rien, se contentant de regarder la jeune fille asséner au premier de ses deux adversaires, d’un coup gracieux mais précis, une large entaille peu profonde certes mais dont le sang s’échappait abondamment.
Voilà un coup pile comme je les apprécie foudroyant, gracieux mais d’une efficacité redoutable.
Miralem fixait la jeune fille si intensément qu’elle perçut même le frémissement qui la parcourut à la vue du sang chaud de l’homme dégoulinant de la blessure mortelle qu’elle lui avait infligée. Miralem sourit en voyant la réaction de la lycane :
J’en étais sûre, elle adore le sang et aime beaucoup se battre contre les humains. Je me demande ce qu’ils lui ont fait pour qu’elle les haïssent aussi farouchement…
Mais la jeune élémentaire n’eut pas le temps de s’appesantir sur ces réflexions que déjà Norah achevait l’homme en l’envoyant voltiger au loin. L’expression stupéfaite puis, brûlante de haine du deuxième homme fut si comique que Miralem ne put retenir un petit rire en songeant au choc qu’avait dû recevoir les deux hommes en voyant foncer sur eux une furie toute de noir vêtue qui paraissait à peine quinze ans. Soudain, Miralem vit une flèche passer devant Norah et elle se rendit compte que les renforts étaient arrivés. Les humains les encerclaient de toute part et semblaient peu disposés à les laisser s’en tirer vivante. La jeune fille soupira.
La récréation est terminer il va falloir que je m’en mêle.
Elle avait déjà prévu quelque chose pour parer à tout imprévu. La dizaine d’homme envoyée en éclaireurs s’était transformée en une cinquantaine d’homme armés jusqu’aux dents et encore elle ne les voyait pas tous. L’imprévu était arrivé mais elle avait déjà patiemment emmagasiné assez de chaleur pour faire flamber toute la ville si elle le souhaitait et ce malgré la nuit qui était tombée. Cessant enfin de fixer Norah, elle se concentra. Il lui sembla entrevoir un mouvement du côté de la jeune femme. Cela ramena pour un temps son attention vers elle. C’était comme si elle voulait abattre l’archer mais, l’autre homme ne en lui laissa pas le temps.
Quel imbécile, il aurait pu vivre un peu plus longtemps s’il ne s’était pas mis en travers de son chemin !
Et en effet, il rejoignit son compagnon dans l’au-delà en quelques secondes. Norah faillit d’ailleurs aller leur tenir compagnie là bas mais, heureusement, la petite avait de la ressource, une grande rapidité et de très bons réflexes. Néanmoins, elle était par trop téméraire et Miralem l’interrompit au moment où elle s’apprêtait à se jeter dans la mêlée au risque d’être blesser ou d’y perdre la vie.
Norah, pouvez vous vous concentrer uniquement sur les hommes situés derrière moi, cela m'arrangerait beaucoup ! Je suis très impressionnée par vos talents mais, il n’est pas nécessaire de faire goûter votre sang à ces lâches qui nous attaquent en masse. Ils sont trop nombreux, même pour une guerrière aguerrie comme vous ! Je vais donc me charger de ceux qui se trouvent devant moi. Merci d'avance…
Et sans attendre la réponse, Miralem créa devant elle un immense mur de feu si brûlant qu’il fit fondre les dagues qui filaient vers elles et brûler les flèches qui lui tombaient dessus. Quand tout danger fut écarté, elle perça son bouclier de petit trous juste assez fins pour laisser passer de fines flèches enflammées, juste bonnes à brûler ces humains sans les tuer. Après tout, ces hommes essayaient seulement de défendre une œuvre d’art de toute beauté contre les voleurs comme elle. Miralem se contenta d’envoyer quelques flèches de feu sur des soldats choisis au hasard en espérant que ça dissuaderait leurs compagnons de subir le même sort et qu’ils partiraient sans demander leur reste. Sinon, il faudrait qu’elle se résoude à envahir de ses flammes la forêt entière. Pour se distraire de ses sombres pensées, elle se tourna en souriant vers Norah et s’enquit :
Je suis désolée de devoir faire ça, j’espère que la chaleur ne vous incommode pas trop, je n'aime pas verser le sang inutilement mais je regrette de devoir vous priver du plaisir de tous les massacrer. Néanmoins, j’ai bon espoir que la nature couarde des humains prenne le pas sur leur courage et qu’en voyant leur compagnons s’enflammer, ils s’enfuiront sans demander leur reste. De toute façon, je vais les prévenir. Au fait, vous ne voudriez pas me raconter ce qu'il vous ont fait pour que vous les haïssiez avec une telle force ?
Voyant que Norah toujours occupée à massacrer tous ceux qui passaient à porter de sa lame, n'était pour le moment pas disposée à lui répondre, elle décida d'accélérer le dénouement de cette affaire avant que celle ci ne tourne réellement au carnage et elle avait intérêt à se dépêcher au vu de l'amoncelement de cadavres qui ne cessait d'augmenter derrière elle. D’une voix forte qui couvrait le grondement des flammes, elle les prévint de ses intentions :
Oyez, oyez, vous tous, je vous annonce que si vous ne partez pas tout de suite, votre forêt et vous-même brûlerez car, je lâcherais mes flammes sur vous donc, si vous voulez sauvez votre vie, partez maintenant.
Et sur ce, sans se soucier des protestations indignées qui montaient jusqu’à elle, elle se tourna vers sa compagne pour juger de sa réaction… |
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Miralem Elémentaire
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Joined: 03 May 2009 Posts: 12
Quadra: élémentaire Alignement: Neutre
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Posted: Sun 3 Jan - 20:40 Post subject: Voleuse malgré elle ! |
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| J'ai modifié mon post pour que ce soit plus facile pour toi d'y répondre. Est-ce mieux comme cela ? |
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